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Introduction

Le défi

La prolifération des armes de destruction massive (ADM) représente une menace grave pour la paix et la sécurité internationales. Cette menace peut venir d’États suscitant des préoccupations au plan de la prolifération, qui tentent de mettre au point des armes illicites susceptibles d’être utilisées pour menacer leurs voisins; ou d’acteurs non étatiques, comme des terroristes, qui aspirent à commettre des meurtres d’une ampleur terrifiante. Il faut faire face à cette menace mondiale, et le faire efficacement exige un effort véritablement mondial.

L’Initiative de sécurité contre la prolifération (ISP) fait partie intégrante de cette réaction. Sa portée et ses objectifs sont exposés dans son Énoncé des principes d’interdiction. En substance, l’ISP vise à contribuer à empêcher la prolifération d’ADM, de leurs vecteurs et des matériels connexes, grâce à des efforts d’interdiction renforcés. Elle fait fond sur les efforts multilatéraux existants de non prolifération et précise bien que toutes les mesures s’inscrivant dans sa ligne seront compatibles avec les autorités nationales et le droit international pertinent.

On peut considérer l’ISP comme une étape dans la mise en uvre de la résolution 1540 du Conseil de sécurité des Nations Unies, la toute première résolution du Conseil de sécurité sur des questions de non-prolifération, qui a été adoptée le 28 avril 2004. Entre autres mesures, la résolution « demande à tous les États de mener, avec l’aval de leurs autorités légales nationales, dans le respect de leur législation et conformément au droit international, une action coopérative visant à prévenir le trafic illicite des armes nucléaires, chimiques ou biologiques, de leurs vecteurs et des matériels connexes. »

Participation à l’ISP

L’Initiative de sécurité contre la prolifération a été lancée par le président Bush des États-Unis, lors d’une allocution prononcée à Cracovie, en Pologne, en mai 2003. Depuis lors, plus de 80 pays ont exprimé leur soutien en faveur de l’ISP, et leur nombre continue d’augmenter. Presque tous les pays du monde ont un rôle à jouer pour aider à empêcher la prolifération d’ADM, qu’il s’agisse d’États du pavillon, d'États côtiers, d'États de tranbordement, ou parce que leurs ressortissants participent, de quelque manière, au trafic d’ADM. Reconnaissant ce fait, le Groupe de personnalités de haut niveau des Nations Unies sur les menaces, les défis et le changement a incité tous les États à apporter leur soutien à l’ISP. En mars 2005, dans une allocution prononcée à Madrid, le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, a applaudi aux efforts de l’ISP « qui cherche à boucher toutes les brèches pouvant exister dans nos défenses ».

L’ISP n’est pas une institution officielle, pas plus qu’un organisme créé en vertu d’un traité. C’est un énoncé de buts : une activité, pas un organisme. Elle cherche à faire participer activement, de quelque manière, tous les États qui ont la capacité et la volonté de prendre des mesures pour faire cesser la circulation de ces articles par voie maritime, aérienne ou terrestre.

Les Forces armées de Singapour au cours des manœuvres de l’ISP DEEP SABRE 05,
en août 2005, auxquelles ont pris part six États.

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